DE SILENCE ET DE PLOMB, Léon Bralda

Editions Alcyone, Collection Surya

 Copyright : Editions Alcyone.

ISBN : 978-2-37405-047-8

Né à Béziers en 1963, Léon Bralda vit depuis trente ans à Clermont-Ferrand. Agrégé d’Arts Plastiques et Docteur en Esthétique et Sciences de l’Art, il est enseignant à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, à Clermont-Ferrand.
Sa poésie porte les mots jusqu’à ces rives inexactes qui furent celles de sa jeunesse. Mais au delà des souvenirs, c’est de la vie “venant” dont il est question dans ce recueil. Le poète parle de ce temps qui gouverne notre destinée… de cet état de conscience par lequel nous nous savons inexorablement Passants.

 

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

•    Editions Cahiers de l’Entour

-    Une eau sombre, Editions Cahiers de l’Entour, 2008
-    De l’autre côté, Editions Cahiers de l’Entour, 2010
-    Le noir sous la paupière, Editions Cahiers de l’Entour, 2012
-    D’orages et de ruines, Editions Cahiers de l’Entour, 2013
-    Au pas du jour, Editions Cahiers de l’Entour, 2014
-    De songe et d’images mêlées, Editions Cahiers de l’Entour, 2015
-    Ce souffle aux creux des arbres, Editions Cahiers de l’Entour, 2015
-    Des yeux si clairs, Editions Cahiers de l’Entour, 2016

•    Autres éditions

-    Saisons éparses, Editions Cahiers des Passerelles, 2008
-    Un temps, ailleurs, Editions du Frau, 2011
-    Un silence de feu, Editions  Encres Vives, 2016
-    Liant le jour…, Editions Cahiers des Passerelles, 2016

-    La voix levée, Editions Alcyone, 2016.

•    Revue

-    « Il faut le dire », revue ARPA n°113, 2015

AVANT-PROPOS AU RECUEIL DE SILENCE ET DE PLOMB

Bien que n’ayant jamais pratiqué cet exercice délicat, je me dois d’introduire ce recueil par un avant-dire : sorte d’avant-propos quelque peu énigmatique par lequel l’auteur, visant à rendre plus saillante la parole poétique délivrée, manifeste le désir d’informer l’éventuel lecteur d’un principe majeur d’ordonnancement de son écriture… Non que ce principe soit foncièrement indispensable à l’appréhension de son poème mais davantage qu’il autorise une seconde lecture (une lecture autre) plus prégnante peut-être à son esprit.

Il me faut donc avertir le lecteur qu’au fil de ce recueil, il y découvrira des fragments de phrases en italique insérés dans le corps même du poème. Mises bout-à-bout, ces dernières se constituent en un « chant » plus bref, un poème second… sorte de poème enchâssé qui court le long des pages, de façon parcellaire, et en restitue plus brièvement le fond sémantique : sa vérité.
                    
                        Léon Bralda

 

CHOIX DE POÈMES

 

Un voyageur s’égare parmi les brassées d’ombre, là-bas, derrière l’appentis, il marche où va le cœur, porte son image jusqu’à l’entour des mots. Il habite le doute à l’arrière des vitres, habite le temps lisse de tout remords. Et le monde caresse l’humaine destinée qui point à l’horizon.

En ce fond de mémoire qui dure jusqu’au cri, ses yeux auront étreint les lèvres d’une lampe… Cet homme est immobile ! S’enracine à jamais dans le compost du temps ! Porte la parole au seuil du jour naissant ! Prend en doute toute vie retournée !

Que de pas sur la route qui n’en finissent plus d’aller où l’ombre se dessine ! Il marche au-dedans de lui-même pour des chemins perdus qui égrainent à jamais la nostalgie du lendemain… Et son regard éclaire un fond de solitude.

Il passe, ce grand rêveur ! Il porte son peu d’histoire aux lames du miroir. Et la maison est demeurée immense comme les arbres  dans l’aube scintillante. Fugace froissement de feuilles et de fruits, à l’ombre de la mort se fige un avenir qui doute de lui-même…

**

Que fraie dans l’aube neuve l’éternelle jeunesse ! Celle des sources et des ruisseaux, des pierres et des mousses, des étoiles brillant dans le froid de la nuit, éparses sous les poitrines obscures du monde.


**

Vois-tu ce jour qui frémit dans le vert du feuillage, cette ombre malheureuse de ne pouvoir s’étendre, ce corps froid qui étreint un peu de temps ouvert entre branches et feuilles, c’est l’humaine saison qui conte le passé.

**
Quand les rumeurs de source ruissellent sur le chemin, qu’elles chuchotent l’oubli à quelques murs défaits, un enfant vient jouer sous le velours du temps. Il fouille les saisons à l’arrière du Vivre et les arbres émus jettent leur part de rêve aux clairons de l’orage.

**
Un cerisier, la tête au vent, qui trace au sol un ciel de noires nuits pour celui qui demeure, sous la rumeur du Vivre, l’empreinte du passé…
Ses branches ont touché terre en cette aube où le pas vient fleurir un silence de mort.
Extraits de De silence et de Plomb de Léon Bralda

Editions Alcyone (Collection Surya)

Copyright : Editions Alcyone.

 

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Poèmes de Léon Bralda dits par Silvaine Arabo

Léon Bralda

Léon Bralda

SOUS L'ÉCORCE DU JOUR, Léon Bralda

Editions Alcyone, Collection Surya

 Copyright : Editions Alcyone.

Né à Béziers en 1963, Léon Bralda vit depuis trente ans à Clermont-Ferrand. Agrégé d’Arts Plastiques et Docteur en Esthétique et Sciences de l’Art, il est enseignant à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, à Clermont-Ferrand. 

 

Ce que le temps porte en lui, ce n’est au fond qu’un peu de jour qui fait Naissance et par lequel nos yeux résistent à l’effroi de l’oubli et à l’indifférence des années. 

C’est ainsi qu’à la première page du recueil, le fils s’adresse à sa mère défunte. Léon Bralda nous livre ici un texte intime, d’une évidente tristesse mais plein aussi de cette voix qui porte aux confins des jeunes années, en cette terre du sud qui l’aura vu grandir.

  

TEXTES

 

Sans doute y a-t’il dans les sables du monde le destin permanent du fleuve qui s’écoule ? Sans doute le ciel y refait le voyage ? 

 

Rumeurs que soulève la ville au loin, rivages incertains que recompose enfin le murmure du jour passant.

 

   _____________

 

Cris de bois et de chanvre, d’aubépine et de buis, il se fait tard en cette terre étarque. 

 

Sous l’écorce du jour, il est un âge aimé qui vibre immensément, un âge pour la pierre esseulée sous d’inconstants rivages. 

  _____________

 

Vois-tu, notre temps est compté au derme des fenêtres. Nos pas viennent fouler une terre natale où l’enfant fait théâtre des âmes du passé. 

 

Nous marchons à rebours sur les soies du miroir qui contemple un réel épars jusqu’au Demain. Cela grésille comme lampions jetés aux lames de la vitre.

  _____________

 

Nous nous devons d’aimer aussi ce temps serti aux pages du poème, ce fond fertile froissant les feuilles au fil du vent, ce fruit d’azur recommencé.

 

Là-bas, sur les bords d’une terre assombrie par l’orage, il est une lueur qui densifie les mots

 

Elle éclaire un passé qui tarde à prononcer sa fertile présence : lune de blanc rêvé aux marges des pontons, peau d’heures incandescentes qu’on éparpille jusqu’à l’humide nuit. Elle éclaire un passé qui balbutie l’absence, ânonne une disparition.

 

  _____________

 

Nous retiendrons jusqu’à l’aube nouvelle ce corps en devenir dans l’épaisseur des songes. Et montera du fond des âges, le chant long des aïeuls et des fêtes votives bruissant aux parures du monde.

 

Ils ne sont plus ! Silhouettes anonymes dans l’inexact matin, à l’angle d’une rue où marche le passé. 

 

Ne sont plus qu’impressions vagabondes, qu’empreintes dans l’aube triste où se condense l’immobile, inéluctablement.

 

  _____________

 

Et l’heure lève en cet ailleurs qui recommence : lointaines terres susurrant quelques voix, il est Paroles retournées dans les saisons du vivre, paroles revenues au creuset des mémoires, en cet achèvement du mot replié sur lui-même.

 

Ne sont plus qu’à nous autres semblables… 

 

Vagues lueurs en deçà des paupières, vieux tas de pierres désincarnées.

  _____________

 

Nous enfouissons l’étrange en cette terre jeune où nous étions le ciel, le vent et la lumière : frêles enfants rieurs qu’un chat noir effrayait à l’heure des légendes, dans l’éternelle chair des jeux d’une autre époque.

 

Et nous vivions la mort, et la querelle aussi ! Fugaces cris agrippés au bitume des rues, aux froides densités des bétons dans le square, quand les rires des gosses nouaient l’âme des fous au pied des grands immeubles.

Extraits de Sous l’écorce du jour 

de Léon Bralda. 

© Editions Alcyone

 

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