Léon Bralda

La voix levée, Léon Bralda (Editions Alcyone, Collection Surya)

ISBN : 978-2-37405-020-1

Les textes sont accompagnés de la reproduction de huit gravures et estampes infographiques de Lionel Balard.

Léon BRALDA est né à Béziers en 1963. Agrégé d’Arts Plastiques et Docteur en Esthétique et Sciences de l’Art, il est enseignant à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education, à Clermont-Ferrand.

Il est des saisons qui durent à jamais dans l’enchevêtrement des désirs et des rêves… des saisons qui reviennent inexorablement aux lèvres du poète. La voix levée : un chant qui porte au sud, en terre-mère, en ce lieu où l’enfance a frayé. Parmi les vignes et les vergers, au pied des grands immeubles, l’enfant fait cicatrice de tout ce qui advient et le poète, dédiant ce recueil à sa fille, écrit :

" Je garde en moi cette voie souveraine où les tours ont gravi l’ombre du souvenir, où les passants ont un front noir pour parler au matin. Noir ! Comme pour enfanter l’orage derrière la saison chaude. Le ciel aura conquis ses myriades de plumes avec du vent offert à la rumeur du monde. 
                                                      (…)
J’aime l’instable mélopée des tentures de lin et de coton tissés, leur âme jaune prenant dans le dénie des murs chaulés, assommés de lumière et de mélancolie, le froissement discret des vitres qui donnait l’heure aux chats quand la faim appelait…

Ma fille, c’est cela-même qui construit les pontons au large de ma mémoire, avec du feu et de la pierre, de l’eau et des paupières rivées à la saison des plaies. "
                                       Extraits de La voix levée
                                          Copyright Editions Alcyone

 Bibliographie de Léon Bralda :
•  Editions Cahiers de l’Entour
-     Une eau sombre, Editions Cahiers de l’Entour, 2008
-    De l’autre côté, Editions Cahiers de l’Entour, 2010
-    Le noir sous la paupière, Editions Cahiers de l’Entour, 2012
-    D’orages et de ruines, Editions Cahiers de l’Entour, 2013
-    Au pas du jour, Editions Cahiers de l’Entour, 2014
-    De songe et d’images mêlées, Editions Cahiers de l’Entour, 2015
-    Ce souffle aux creux des arbres, Editions Cahiers de l’Entour, 2015
-    Des yeux si clairs, Editions Cahiers de l’Entour, 2016
•    Autres éditions :
-    Saisons éparses, Editions Cahiers des Passerelles, 2008
-    Un temps, ailleurs, Editions du Frau, 2011
-    Un silence de feu, Editions  Encres Vives, 2016
-    Liant le jour…, Editions Cahiers des Passerelles, 2016
•    Revue :
-    « Il faut le dire », revue ARPA n°113, 2015


                                                         Poèmes

Fontaines revenues au seuil de l’indicible, avec la peine d’un soleil épris de solitude sous l’aile des blancs oiseaux…

Je garde en moi cette voie souveraine où les tours ont gravi l’ombre du souvenir, où les passants ont un front noir pour parler au matin. Noir ! Comme pour enfanter l’orage derrière la saison chaude. Le ciel aura conquis ses myriades de plumes avec du vent offert à la rumeur du monde.

                                                             **

J’aime ce fruit bas qui demeure en ces lieux, dans l’appétence d’un chant d’ombres cousues de cerisiers. Cela-même qu’il nous reste du temps quand l’enfant a battu sa terre de jeunesse, qu’il fraie dans l’espace fragile de l’imagination, qu’il vient fouiller les rêves, habiter le regard en sa vue retourné.


                                                             **

Les saisons sont blessées sous la parole nue mais le ciel fait miroir des yeux qui le découvrent : un rêve couve ailleurs pour d’autres horizons moins noirs que de coutume. Il aura fait ratures des voix éparses pour l’exigence de la nuit au festin des discordes…

Et ton sourire se fait don aux teints du sablier que l’heure ressuscite.

                                                             **

Sur le mur gouttereau qui donnait l’ombre et la fraicheur aux terres cuites de la terrasse, une lampe essaimait son silence de guêpe.

Le soir venu, les fleuves de charbon coulaient tout au dessus et lentement s’écrivaient sur la chaux les frissons des étoiles. Les sèves s’agitaient à l’abri des tempêtes faisant vibrer les chairs nouvellement lissées des portes et des volets, laissaient frémir un peu de ciel épris de lunes ouvragées et de sables enfouis.

                                                             **


Augures. Sentinelles. Présages pour l’oiseau mort sur la branche infinie. Il fut bien des oracles pétris de lèvres vierges, des signes annoncés par des astres violés au gré des transparences, entre les plis fugaces du courant sous le pont et l’ordre défaillant du fond vaseux…

Bien des enchantements sous l’hystérie des bêtes. Nous soumettions l’espace aux armoiries du rêve et nous rêvions la vie, à nulle autre pareille, dans l’accomplissement des dieux d’un autre temps.
                   Extrait de La voix levée de Léon Bralda, Copyright Editions Alcyone

                                                           

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La voix levée, Léon Bralda

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Poèmes de Léon Bralda dits par Silvaine Arabo

Léon Bralda